ラベル Japon の投稿を表示しています。 すべての投稿を表示
ラベル Japon の投稿を表示しています。 すべての投稿を表示

2014年5月1日木曜日

Fantastique contemporain et fantasy contemporaine

Dans le cadre d'un projet un peu plus large (j'ai nommé : la création d'un jdr), j'avais envie de clarifier un peu deux notions qui me permettront d'éclairer mes idées par la suite, en me basant, bien entendu, sur les œuvres de la pop culture japonaise.

Le fantastique contemporain (gendai mahô - 現代魔法 - le monde de tous les jours avec de la magie) peut presque se passer d'explications, tellement ce genre est répandu dans l'aire francophone. Mentionnons qu'il s'agit de l'appellation qui regroupe toutes les œuvres qui se passent dans notre monde, aujourd'hui, tout en étant inspirées de la fantasy : Harry Potter, la bit-lit, pour les livres, le Monde des Ténèbres, Cthulhu, pour les jeux de rôles, appartiennent à cette catégorie. Il y en a tant et tant que ce n'est pas la peine de faire une liste... Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse ici.

Ce que j'aimerais explorer c'est un thème beaucoup plus rare, autant que je sache, en français : la fantasy contemporaine (現代ファンタジー).

Ouais mais c'est pareil, non ?
Et bien non, pas du tout. Quelques ressemblances, certes, mais rien de plus.
La fantasy contemporaine emprunte plus à sa cousine, la littérature merveilleuse, qu'au monde de Marvel où à Buffy contre les Vampires. Parce que si le genre précédent se passe "sur la Terre mais c'est pas pareil", la fantasy contemporaine se passe "dans un monde totalement imaginaire, mais avec des trucs pareils (comme des ordinateurs, des avions, des flingues et des bombes atomiques)".
En gros, un monde aussi étrange et différent que la Terre du Milieu, Rokugan ou Tamriel, mais où les progrès technologiques et les problématiques géopolitiques et sociales évoquent surtout le monde contemporain. Bien sûr, le monde peut (ou non) conserver la magie propre à la fantasy et mélange souvent de nombreux éléments de façon achronique (éléments futuristes, contemporains et plus anciens, voire carrément exotiques).
C'est un genre extrêmement prisé dans les univers imaginaires japonais, et quelques-uns (voire plus) sont parvenus jusqu'à nous.
Quelques exemples :
  • Dans les jeux vidéos, la série des Final Fantasy (VI, VII, VIII, X, XII, XIII), Pokémon (si, si), tout l'univers (issu de light novels) de Megami Tensei (Persona, etc.).
  • Dans les anime et les mangas, Dragonball, D-Glay Man ou encore Hunter X Hunter. 
  • C'est un genre également très prisé dans les light novels, qui sont, en gros, des mangas, mais en texte. Le genre étant quasiment inconnu en francophonie hormis auprès d'un milieu de niche et souvent illégalement traduit de langues qui ne sont pas le japonais, je ne vais pas vous ennuyer avec ça.
A ma connaissance, de tels univers sont rares dans les créations francophones (et anglophones, mais je ne peux rien affirmer). Si vous en connaissez, je suis preneur de références.

L'idée, donc, serait de créer un jdr dans un tel univers. Non pas un univers qui essaie de faire "un anime en jdr" (surtout que ça existe déjà), mais qui crée un véritable univers de fantasy contemporaine, jouable, aux problématiques cohérentes (et intéressantes), avec un vrai concept de jeu...
Un peu plus à la prochaine.

--- --- ---

Image : mech sketch by (c) asilverberg on deviantART

2013年9月23日月曜日

日本、覚悟しろ!

Petit article rien à voir pour relancer ce blog dans sa position géographique par défaut, le pays du Soleil levant.
Nous sommes bien installés et partis pour une année de folie (plus ou moins) dans les méandres de cette belle et mystérieuse ville qu'est Tokyo.
J'essaierai de revenir vers vous régulièrement pour ne pas vous parler des sujets suivants :

- Tradition et modernité


- La pédophilie en manga


- Les sushis.


- Le bouddhisme


Parce que les Occidentaux que la plupart des gens qui tomberont sur cette page sont n'ont pas la maturité nécessaire pour appréhender, ni même comprendre, de manière un tant soit peu correcte les sujets ci-dessus.

Sinon je posterai (par souci de simplicité) quelques découvertes sur mon tumblr tout fraîchement créé :

2013年3月7日木曜日

Premier ISBN !

Je ne sais pas si c'est encore la consécration, mais ça y est, aujourd'hui, officiellement, le premier ouvrage dans lequel je suis crédité (en tant que traducteur) paraît.
Mille Cercueils, c'est le titre... Et en plus, c'était un travail bénévole pour une association caritative (même si ça nous a pris bien du temps), qui traite des événements terribles survenus au Japon il y a deux ans.
Ce n'est pas très long, et je n'en ai d'ailleurs traduit qu'environ un cinquième (puisqu'on était une bonne poignée à travailler sur le projet, quand même, et qu'en plus on l'a fait de manière bénévole), mais c'est - peut-être - un début de commencement de quelque chose... Et peut-être que grâce à vous, ce sera la consécration (achetez tous les exemplaires que vous voyez, merci).
Si le contenu vous intéresse un peu, j'en parle sur aokifude.

En librairie dès aujourd'hui (le 7 mars 2013), ça c'est un fait (même si j'ai eu droit à mon exemplaire en avant-première), mais il en existe même une version Kindle et Epub (comme quoi les Editions du Seuil ont fait un bon boulot sur ce coup-là !)


Licence Creative Commons Cet article est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 non transposé.

2013年1月21日月曜日

Thomas DAY - La Voie du Sabre

Quand je suis tombé sur ce bouquin, La Voie du Sabre, de l'écrivain-(apparemment) otaku Thomas Day, je me suis dit qu'il fallait que je tente. Après toute la littérature japonaise d'origine bien sérieuse que j'ai dû lire, pourquoi ne pas essayer ce modeste ouvrage qui fantasme un Japon de fantasy, qui plus est sous la plume d'un auteur francophone. Après tout, certains médias non-japonais ont plus ou moins réussi le challenge.
Si je ne doute pas que verser dans les clichés est presque naturel quand on fantasme le Japon, et que ces clichés, d'ailleurs, sont souvent entretenus par la pop-culture (et moins pop aussi) japonaise elle-même, il y a tout de même une limite qui me paraît infranchissable
.
Thomas Day nous livre ici opus dont les faiblesses, les clichés et la pauvreté peinent à donner un quelconque intérêt à l'histoire.
Voilà comment cela se passe : un jeune fils de samurai, Mikédi (oublions l'impossibilité phonologique de ce nom en japonais), rencontre le fameux Miyamoto Musashi (encore un) et va partir avec lui à la recherche de la "Voie du Sabre".
Si ce principe de base pourrait présager un petit roman de fantasy initiatique, l'ensemble est incroyablement décevant. Le paysage mêle histoire et inventions de façon trop pompeuse pour être honnête, l'auteur nous lance sa culture en intégrant toutes sortes d'éléments sans intérêt (la bataille des Thermopyles) et mélange un peu tout. Sans compter que la Voie du Sabre est, pour lui, une occasion de lancer le héros, avant tout, dans des histoires de fesses interminables et peu crédibles dont on doute de la pertinence narrative.
Si cela ne serait pas gênant (c'est de la fantasy, après tout), cela le devient lorsque l'auteur se permet de nous livrer en fin de volume une bibliographie par laquelle il tente de justifier une connaissance du Japon... Dont il nous a prouvé la faiblesse dans l'ensemble du roman.
C'est dommage, j'aime bien quand on tente l'expérience du vrai-faux Japon, un peu sur le modèle du Shogun de Clavell ou du jdr Legend of the Five Rings. Mais pour le coup, malheureusement, ce n'est pas une réussite... Dommage pour la littérature merveilleuse francophone, qui mériterait bien une bonne poignée de bonnes œuvres en plus (même si, sûrement, monsieur Day doit nous avoir livré d'autres ouvrages plus méritants).
Heureusement, le livre est court, vous pourrez même en faire l'expérience si jamais vous avez quelques centaines de pages à perdre.
Il est disponible dans toutes les librairies, sur Amazon et, en version numérique, chez Feedbooks.

Et vous, vous en avez pensé quoi ? Moi... Pas terrible, à vrai dire.

___ ___ ___ 

Licence Creative Commons Cet article est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 non transposé.

2013年1月11日金曜日

Une plateforme de littérature japonaise... Libre de droits ?

L'idée m'est venue il y a peu (peut-être aussi le fait de recevoir une belle liseuse pour Noël, qui sait) : Et si on se mettait à plusieurs, des traducteurs japono-français (expérimentés ou moins), pour créer une plateforme (un site internet, quoi) qui regrouperait tous les textes libres de droit de la littérature japonaise, mais en français ?
Bien sûr, s'il faut pour cela des traducteurs, motivés et bénévoles, c'est parce qu'il y en a beaucoup qui n'ont pas été traduits et, parmi ceux qui l'ont été, il est peu probable que traducteurs comme éditeurs soient prêts à lâcher ces textes dont la plus value en libraire est bien connue (qui va de pair avec la pauvreté de l'offre, bien entendu).
Mais qu'à cela ne tienne : tout auteur décédé depuis 70 ans ou plus est libre de droit (autre problème : au Japon, comme dans le reste du monde, c'est 50...) : si on n'a pas accès à la traduction... On la fait ! Bref, il s'agit donc de créer le petit frère de Aozora-bunko, mais pour la littérature japonaise traduite en français (et pourquoi pas, éventuellement, dans d'autres langues).
C'est un gros travail, qui devrait regrouper au moins un, mais plusieurs média/informaticiens pour mettre en place ladite plateforme, un ou quelques juristes pour leurs conseils avisés en matière de droits d'auteur et de traduction, et, bien sûr, toute une bande de traducteurs, relecteurs, éditeurs ("metteurs en page") qui soient prêts, bénévolement, à mettre en place ce projet qui mettrait les textes une fois traduits à disposition, et qui les diffuserait aussi sur toutes les plateformes dédiées (Feedbooks, Ebooks libres et gratuits, etc.) et à tout ceux qui le veulent.
Le rêve ultime serait d'obtenir de certains des traducteurs les plus reconnus (ou de leurs héritiers) dans le monde de la japonologie francophone qu'ils lèguent au domaine public certaines de leurs traductions...
Mais ne nous hâtons pas...

Et vous, ça vous parle comment ?
 ___  ___ ___

Licence Creative Commons Cet article est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 non transposé.